Je crois que j'ai été bien inspiré de rejoindre Haridwar par train, car le voyage de Haridwar à Rishikesh a été court mais énergitivore. Dans le train, j'ai longuement discuté avec mon voisin, un habitant de Delhi plutôt cultivé, qui a répondu à certaines de mes interrogations sur la société indienne actuelle. La conversation a été vraiment très intéressante et très enrichissante. Cela a considérablement agrémenté le voyage.

En arrivant à Haridwar, j'ai eu droit aux traditionnels chauffeurs de rickshaw et au rabateurs d'hotels "pas cher" dont je me suis assez facilement débarrassé. J'ai quand même pris un rickshaw à traction humaine pour me rendre à la gare des "share-auto". Ce sont de petits vehicules de transport en commun privés qui assurent la liaison entre différentes localités sur de relativement courtes distances. Je ne suis pas allé à la gare routière normale en raison d'un festival annuel qui draine des milliers de dévots de Shiva, scandant "Bom Bol" tout au long de leur périple, et qui a le facheux inconvénient de perturber la circulation. Ces pélerins, tout vétus d'orange, viennent à pied de partout en Inde, mais essentielement du Nord, pour remplir des bidons d'eau du Gange pour les ramener, toujours à pied, dans leur village. Pour avoir eu à faire à eux l'année dernière et cette année encore, je peux dire que ce n'est pas la crème de la crème qui fait ce pélerinage. Loin de là.

Arrivé à Rishikesh, le chauffeur du share auto m'a trouvé un rickshaw pour l'ashram de Dayananda. Je pensais pouvoir trouver tout seul, mais ça aurait été difficile, et comme je suis plutôt chargé, j'aurai bien galéré.

Par chance, je suis arrivé juste à temps pour le déjeuner et j'ai aussi eu un petit entretient avec le Swami résident de l'ashram. Il m'a bien confirmé que j'étais pris pour le cours. Il m'a aussi dit que je devrais peut être être présent aux alentours du 20 octobre à l'ashram. En principe, c'est pour avoir un entretient avec "Swamiji". Je ne sais pas s'il s'agit de Dayananda himself ou du Swami responsable de l'ashram d'Annaikati et du cours résidentiel de trois ans. Toujours est-il que comme j'ai déjà vu les deux, je devrais simplement passer un coup de fil pour savoir si je dois m'entretenir avec eux encore une fois ou non. J'ai aussi appris que ce cours intensif d'un an peut être suivit de deux autres années d'étude. Suivant la façon dont les choses se passent, je me dis que je peux toujours jouer les prolongations. On n'y est pas encore, mais la possibilité est là.

Demain matin, je vais obtenir le papier nécessaire à l'obtention d'un visa longue durée. Il me faudra pour ça aller directement à l'ambassade d'Inde et expliquer mon cas.

Aujourd'hui, je suis allé du côté de Laxman Julha accompagné, faire une petite visite et me trouver un mala digne de ce nom. Nous sommes retournés dans une boutique dans laquelle j'étais allé il y a deux ans. Le vendeur se souvenait vaguement de moi, ce qui nous a permis d'avoir de bons prix. Comme à chaque fois, nous avons pris la pose plusieurs fois. Je ne sais pas pourquoi, mais les indiens adorent se faire prendre en photo avec des étrangers et en particulier ici, à Rishikesh.