L'intervention que je devais faire mercredi devant des élèves de l'école de Swamiji s'est super bien passée. J'ai parlé pendant 45 minutes de yoga et de connaissance du Soi. L'ensemble des spectateurs, de Mme la proviseur aux élèves en passant par les enseignants présents, étaient contents de ma prestation. Il est maintenant question que je leur donne un cours de yoga, sans doute mercredi prochain.

S'il a été question pendant un temps que nous quittions l'ashram avec Swamiji, ça ne semble plus à l'ordre du jour pour le moment. Ce n'est pas très grave de toutes façons, si c'est pour aller dans les montagnes prendre le frais, je ne suis que très moyennement emballé et puis ça ne changerai rien à la qualité des enseignements que je reçois. Et c'est de la grande qualité! J'ai vraiment de la chance de pouvoir avoir un maitre qui a bientôt 40 ans d'enseignement derrière lui pour moi tout seul et les discussions que nous avons sont assez poussées. Je n'ai qu'un cours pas jour d'environ une heure à une heure trente, mais ce cours à lui seul me donne du travail pour toute la journée. En effet, je retranscris l'intégralité de nos échanges, je les relis et y réfléchis. Si j'ai le moindre doute, je pose des questions jusqu'à ce qu'il ait disparu. Demain, nous devrions passer à un autre aspect du sujet que l'on pourrait intituler "De la Connaissance à la dévotion" et qui promet d'être passionnant.

A côté de ça, je me livre à nouveau à ce petit exercice auquel je m'étais livré l'année dernière, à savoir de réciter mon mantra 100008 fois. J'ai commencé il y a cinq jours et je pense finir dans deux ou trois jours. C'est une bonne discipline et un excellent travail d'observation du mental. Je continue bien sûr ma pratique quotidienne et matinale du yoga qui dure environ une heure à une heure trente.

Hier soir, au temple de l'ashram, il y a eu un spectacle de danse. C'était excellent. Il y avait beaucoup de monde du village de pêcheur d'à côté qui étaient présents. Essentiellement des femmes et des enfants. Je n'ai pas compris grand chose sur le sujet car c'était en Tamoul, mais j'ai plus tard eu l'occasion d'être éclairé par le danseur him self. En gros, c'était une partie des exploits de Shiva. Ça faisait aussi cérémonie religieuse à laquelle j'ai participé.

Ca a aussi été l'occasion d'assister à des évènement que je n'avais jamais vu auparavant, sinon à la télé. Au cours de la dernière danse, trois femmes ont été successivement prises de transe et se sont mises à danser frénétiquement au rythme de la musique. Certaines ont été difficiles à calmer. J'ai pu filmer un de ces moments. C'est assez spectaculaire. J'ai ensuite interrogé le danseur sur le sujet et il m'a dit que cela provenait du rythme du morceau qui était très spécial, le rythme du tambour de Shiva, auxquelles les femmes et certaines ethnies étaient particulièrement sensibles, même si nous le sommes tous plus ou moins.

Aujourd'hui, dimanche, c'est relâche. Nous assistons à de fantastiques orages et à des pluies diluviennes. J'en profite pour bien me reposer avant d'entamer la semaine qui vient et qui promet d'être dense. Swamiji quittera l'ashram dimanche prochain. Je pense que j'y resterai jusqu'à mon départ, j'ai du travail de traduction à faire ainsi que de la retranscription de cours de yoga auxquels j'ai assisté depuis mon départ.

PS : je rajouterai des photos et vidéos dès que je les aurai reçues. J'expliquerai aussi comment je fais pour compter jusqu'à 100008 sans me tromper.
Pour expliquer le titre de mon précédent post. Gurukul, c'est le fait de vivre auprès du maitre, dans son environnement proche et ainsi de bénéficier non seulement de son enseignement mais aussi de son aura. Je m'inscris donc dans la pure tradition de l'enseignement oral et direct de maitre à élève.

Tapas, c'est l'effort sur soi, la maitrise...